Choisir vos préférences en matière de cookies

Nous utilisons des cookies et des outils similaires qui sont nécessaires pour vous permettre d'effectuer des achats, pour améliorer vos expériences d'achat et fournir nos services, comme détaillé dans notre Avis sur les cookies. Nous utilisons également ces cookies pour comprendre comment les clients utilisent nos services (par exemple, en mesurant les visites sur le site) afin que nous puissions apporter des améliorations.

Si vous acceptez, nous utiliserons également des cookies complémentaires à votre expérience d'achat dans les boutiques Amazon, comme décrit dans notre Avis sur les cookies. Cela inclut l'utilisation de cookies internes et tiers qui stockent ou accèdent aux informations standard de l'appareil tel qu'un identifiant unique. Les tiers utilisent des cookies dans le but d'afficher et de mesurer des publicités personnalisées, générer des informations sur l'audience, et développer et améliorer des produits. Cliquez sur «Personnaliser les cookies» pour refuser ces cookies, faire des choix plus détaillés ou en savoir plus. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en accédant aux Préférences pour les publicités sur Amazon , comme décrit dans l'Avis sur les cookies. Pour en savoir plus sur comment et à quelles fins Amazon utilise les informations personnelles (tel que l'historique des commandes de la boutique Amazon), consultez notre Politique de confidentialité.

Personnaliser les cookies

Commentaire client

Commenté en France le 30 mars 2019
J'ai terminé et chroniqué ce roman il y a presque deux semaines et je ne sais toujours pas quoi en penser.

Déjà, un gros, gros bon point pour la personne qui a choisi la photo de couverture. J'ai été presque hypnotisée quand je l'ai vue et entre ça et les premières lignes du synopsis, j'étais super enthousiaste pour ce titre. Chapeau, vraiment.

Je ne peux pas noter ce roman. C'est la première fois que je me trouve dans cette situation, mais La Saison des Ouragans m'a à la fois passionnée et complètement dégoûtée. J'ai des griefs que je vais développer, mais au final, je pense que ce livre occasionne un genre de fascination morbide tellement il s'enfonce dans... ben dans le dégueulasse. Désolée mais j'ai pas plus élégant, comme synonyme.

Je vais commencer avec quelques remarques sur la forme. Déjà, niveau formatage de mon exemplaire numérique, j'espère sincèrement que c'est un bug ou une mauvaise compatibilité entre le fichier et mon logiciel de lecture parce que je n'avais que des gros blocs de texte. Pas de sauts de lignes et même pas de paragraphes. Les seuls moments où je pouvais respirer ou faire une pause dans ma lecture sans perdre l'endroit où j'étais arrivée, c'était à chaque chapitre et il y en a huit, dont quatre qui sont particulièrement longs. Je n'ai pas eu l'occasion de vérifier si c'est pareil pour la version papier, mais je n'avais JAMAIS vu une mise en page aussi étouffante.

Au niveau de l'écriture, ça ne plaira clairement pas à tout le monde. Ce qui m'a le plus dérangée, moi, c'est la longueur des phrases. Il n'y a pas de dialogue, que du récit avec du discours indirect libre, et les phrases sont interminables. C'est probablement la raison de l'absence de paragraphes. J'ai aussi été déroutée par un changement de perspective à la fin du chapitre IV, quand la narration à la troisième personne est passée à la première, puis retour à la troisième, parce que je n'avais pas compris qu'il s'agissait de discours, quand Munra parlait aux policiers chargés de l'enquête, et plus de narration. Il a fallu relire ce passage plusieurs fois pour comprendre ce qui se passait. Il y a un extrait en ligne sur le site de Grasset pour se faire une idée du style d'écriture, je conseille aux lecteurs potentiels de le lire pour voir s'il leur convient, parce que c'est quand même spécial.

Autre détail qui risque de dégoûter des lecteurs: la vulgarité et la violence du langage. Personnellement, je lis Saphia Azzeddine (que j'aime beaucoup!) donc ça me fait sourciller mais sans plus, par contre je m'attends à voir pas mal de lecteurs ne pas terminer La Saison des Ouragans parce que le langage les aura dégoûtés. La misogynie, le slut-shaming, l'homophobie, la drogue, la violence domestique, le viol (en réunion ou sur mineurs), le meurtre, l'avortement "à la sauvage" d'une jeune fille de 13 ans, une touche de zoophilie, ... Je me doutais que ça ne respirerait pas la joie de vivre, mais je ne m'attendais pas non plus à ça. On touche à des sujets très lourds et très matures, et vu que la "fin" de l'histoire est au début, c'est pas la peine d'espérer que toute cette misère débouche sur un happy ending.

En ce qui concerne les évènements en soi, il n'y a aucun mystère. On sait dès le synopsis qui sont les coupables, il n'y a pas de surprise là-dessus. La vraie question posée par le roman, c'est pourquoi, presque une analyse sociologique du meurtre. Pour ça, on a la version de quatre personnages. Yesenia, qui a vu son cousin Luismi et un autre homme sortir de chez la Sorcière en portant ce qui ressemblait à un corps, Munra, qui conduisait la voiture dans laquelle ils sont arrivés et partis, Norma, la femme de Luismi, et enfin Brando, l'homme qui était avec Luismi ce jour-là. Sans paragraphes et avec des phrases aussi longues, les souvenirs s'emmêlent et sont parfois difficiles à replacer, mais une fois que tout s'imbrique, on a une vision rudimentaire du contexte. La misère ambiante, la peur que la Sorcière inspirait avec son indépendance et son activité. Quelque part, c'est douloureusement actuel, cette idée que la misère et la peur de ce qui est différent font péter les plombs et poussent des gens à agir comme de véritables bêtes sauvages. On le voit régulièrement aux infos.

J'ai eu un sacré choc quand j'ai percuté que l'histoire se passait de nos jours. Toute cette histoire de sorcière, de maléfices, d'avortements clandestins, ça me donnait l'impression que l'histoire se passait à une autre époque, les années 70-80, peut-être, je ne connais pas l'Histoire et la culture du Mexique, mais j'étais surprise à chaque fois qu'un téléphone portable était mentionné tellement l'ambiance diffère de la modernité que je connais. C'est difficile à digérer, de se dire que les horreurs racontées dans ce roman existent toujours. Le cadre peint par Melchor est fascinant mais aussi très dépaysant. Moi qui ne connais pas du tout la campagne Mexicaine, j'ai voyagé dans un autre pays mais aussi presque dans un autre temps (de mon point de vue d'Européenne, s'entend). C'est un choc des cultures qui m'a frappée en pleine face.

J'ai l'impression de ne pas avoir été très détaillée, dans cette critique, j'en suis désolée, mais j'ai terminé La Saison des Ouragans avec beaucoup d'interrogations. Pas dans le mauvais sens, mais je reste perplexe. C'est un OVNI qui ne plaira pas à tout le monde, c'est certain. Est-ce qu'il m'a plu? Je l'ignore. Est-ce que je le recommanderais? Oui. Mais pas à tout le monde, et pas sans avertissement. La Saison des Ouragans est un roman qu'on aime ou qu'on déteste, mais qui ne laissera pas indifférent.

Un grand merci à Grasset et NetGalley pour m'avoir envoyé un exemplaire numérique de ce roman!

Blog: swimminginanoceanofink
6 personnes ont trouvé cela utile
Signaler un abus Lien permanent

Détails sur le produit

3,6 sur 5 étoiles
3,6 sur 5
8 évaluations