Choisir vos préférences en matière de cookies

Nous utilisons des cookies et des outils similaires qui sont nécessaires pour vous permettre d'effectuer des achats, pour améliorer vos expériences d'achat et fournir nos services, comme détaillé dans notre Avis sur les cookies. Nous utilisons également ces cookies pour comprendre comment les clients utilisent nos services (par exemple, en mesurant les visites sur le site) afin que nous puissions apporter des améliorations.

Si vous acceptez, nous utiliserons également des cookies complémentaires à votre expérience d'achat dans les boutiques Amazon, comme décrit dans notre Avis sur les cookies. Cela inclut l'utilisation de cookies internes et tiers qui stockent ou accèdent aux informations standard de l'appareil tel qu'un identifiant unique. Les tiers utilisent des cookies dans le but d'afficher et de mesurer des publicités personnalisées, générer des informations sur l'audience, et développer et améliorer des produits. Cliquez sur «Personnaliser les cookies» pour refuser ces cookies, faire des choix plus détaillés ou en savoir plus. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en accédant aux Préférences pour les publicités sur Amazon , comme décrit dans l'Avis sur les cookies. Pour en savoir plus sur comment et à quelles fins Amazon utilise les informations personnelles (tel que l'historique des commandes de la boutique Amazon), consultez notre Politique de confidentialité.

Personnaliser les cookies

Commentaire client

Commenté en France le 4 avril 2019
J'ai découvert Juan Branco par l'intermédiaire de François Bégaudeau qui semblait impressionné par ce "traître à sa classe".
Je dois dire que son éloge dithyrambique a suscité mon intérêt a été piqué. J'ai été l'écouter pendant deux heures sur Thinkerview, émission Youtube très orientée mais qui a le mérite de laisser du temps pour creuser les sujets et la construction intellectuelle de l'invité.
Autant sur Bégaudeau je n'attendais rien connaissant - et ayant testé - le peu de crédit qu'on peut lui attribuer, l'entretien avec Juan Branco m'a bien plu et m'a permis de comprendre comment fonctionne la logique, l'implacable logique de ce jeune homme bien sous tous rapports - et dont la matrice ne semble pas la proie a priori à des procès en légitimité ou en imposture (il a le CV de tout ce que la méritocratie peut produire de compétence et de conformisme : l'école alsacienne, ENS, Sciences Po, Sorbonne, Yale,...).
Je tiens à préciser avant même que l’on m’accuse d’être quelqu’un à la solde du pouvoir, de BFM ou à l’extrême-droite, je n'ai rien contre ce qu'avance ce jeune homme ni les idées qu'il défend en tant qu'avocat ou polémiste, je suis parti d’un apriori plutôt positif dans la mesure où il s’exprime d’une manière sensée, cohérente, structurée par tant d’années passées sur les bancs des grandes écoles et de sa table à manger où venaient Deneuve, Raoul Ruiz et consorts. Ça s’entend, d’accord, mais ça ne suffit pas : on peut s’en prendre aux riches, à leur folie, à leur démesure mais Juan Branco y met une telle hargne, s’emploie à le faire sous le mode du soupçon et de l’accusation robespierriste qu’on en vient à douter sur ses intentions.

Le problème c'est que le discours de Juan Branco, quand on l'écoute, n'est pas nouveau ; et il ressemble en tout point à ce qui essaime sur les réseaux sociaux : une sorte de paranoïa généralisée à l'égard du pouvoir en place, et notamment des figures qui se concentrent sur Macron, bien sûr, Gabriel Attal (plus étonnant quand on sait qu’avant Juan Branco, personne ne le connaissait et qu’il n’est pas un macroniste si essentiel) et quelques autres riches dont on a déjà entendu parler ici ou là (Xavier Niel, Pinault,…). Mais à la limite son discours anti-riche est audible, cela me gêne moins, surtout quand il s’en prend à Arnaud Lagardère pour sa bêtise légendaire (et sur ce point, on peut difficilement être en désaccord avec lui) …
Le problème principal de Juan Branco, à mon avis, est qu’en ayant connu le milieu qu’il critique avidement, il cherche possiblement à s’en venger tout autant qu’à se faire une place dans un monde où son père, Paulo Branco, le producteur, a déjà fait ses preuves.
Il semble que son fils cherche à suivre sa trace en brûlant les étapes, et n’hésitant pas à se compromettre par tous les moyens possibles.
Que certaines personnes, pour se faire une idée sur la personne, lisent (déjà son livre) mais aussi son compte Twitter et aille écouter ses vidéos Youtube qui s’approchent d’un grotesque théâtral auquel on peut être sensible.

Ce que je voudrais critiquer ici, Crépuscule, s'appuie en partie sur un document que j'ai consulté librement sur internet mis en ligne par l'auteur lui-même, Juan Branco : je parle du rapport de thèse que j'ai lu entièrement - et cette thèse n'est pas très nette quand on s'arrête sur quelques détails que le rapporteur esquisse ; des détails sur sa méthode de travail plutôt discutable et de nombreux éléments qui posent problème.
Je pense que ce jeune avocat, aveuglé par son idéologie, n'hésitant pas à sacrifier ce qui aurait dû être un travail de fond, une enquête d'ampleur en un boulgi-boulga illisible et englué dans un complotisme ambiant ; tous les liens qu'il fait, tout ce qui se recoupe est un prémâché de ce que les complotistes ici ou là nous sortent à l'envie – les riches contrôlent la nation, manigancent dans l’ombre pour s’enrichir, et appauvrir les pauvres, avec la complicité de la Macronie…
Tout ça est un peu trop facile, un peu trop évident. On se croirait dans le dernier Avengers.
Je pense, au fond, que ce Juan Branco est un Alain Soral beaucoup plus équipé intellectuellement - mais le fond de ce qu'il essaye de démontrer n'est pas différent.

Et à cette matrice de plus en plus répandu, on retrouve des éléments de langage qui ne trompent pas : l'omniprésence du "je" et de ce qu'il a accompli d’une manière grandiose et inédite, de son rôle précoce dans l’univers de la politique ("on m'a courtisé mais je n'ai pas cédé") et sa critique acerbe (car il a été le premier à tout voir !) du « Petit Paris », comme il aime à le dire.
Tout ceci est un peu ridicule et je vous conseille de le lire (parce qu’il faut le lire comme on lit tous les polémistes, en s’instruisant du succès de ce jeune homme : pourquoi cartonne-t-il, pour a-t-il du succès ? Cela en dit beaucoup sur notre époque) en gardant un esprit très critique et de ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu'il écrit et dit - de bien vous renseigner car il a une tendance fâcheuse à amplifier non seulement les faits mais tout ce qui entoure sa propre histoire, il prend des postures fatigantes qui écrasent littéralement le réel - comme son style ampoulé le montre aussi - la vérité, à lui donner ce caractère, que les complotistes adorent, si romanesque, si proche de leurs fantasmes.
Les complotistes et les idéologues comme Juan Branco conforment la réalité à leurs désirs tant ils veulent la voir correspondre en tout point à leur imagination.
Juan Branco est un jeune homme qui n'ayant peut-être pas acquis ses lettres de noblesse dans le monde qu'il voulait atteindre, dont il parle partout, cherche à le rejoindre par une autre voie.
Crépuscule, à ce titre, doit se lire plutôt comme un roman - et non comme une enquête - ou alors une enquête fantasmée, élaborée à partir d'un réel qu'il reconstituerait de toute pièce.
Je lis par avance tous les commentaires très acrimonieux qui seront écrits à mon égard et selon lesquels je viendrais détruire ou m’en prendre à Juan Branco.
Encore une fois, pas du tout : j’incite les gens à lire ce livre mais à être prudents et à le recevoir avec une certaine distance.
244 personnes ont trouvé cela utile
Signaler un abus Lien permanent

Détails sur le produit

4,5 sur 5 étoiles
4,5 sur 5
1 186 évaluations