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L'Etrange disparition d'Esme Lennox (Littérature étrangère) par [MAGGIE O'FARRELL, Michèle Valencia]

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L'Etrange disparition d'Esme Lennox (Littérature étrangère) Format Kindle

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Description du produit

Biographie de l'auteur

Née en 1972 en Irlande du Nord, Maggie O'Farrell a grandi au pays de Galles et en Écosse. Depuis le succès de son premier roman, Quand tu es parti, elle se consacre à l'écriture. Maggie O'Farrell a également publié La Maîtresse de mon amant, La Distance entre nous, qui a reçu le prix Somerset Maugham, et L'Étrange disparition d'Esme Lennox, qui a connu un immense succès en Angleterre.

--Ce texte fait référence à l'édition pocket_book.

Extrait

COMMENÇONS PAR DEUX JEUNES FILLES À UN BAL.
Elles se tiennent en retrait de la piste. Assise sur une chaise, l'une ouvre et ferme de ses doigts gantés un car­net de bal. À côté d'elle, l'autre observe l'évolution des danseurs : couples qui virevoltent, mains qui s'agrippent, souliers qui martèlent, jupes qui tourbillonnent, parquet qui ploie. Dans une heure, ce sera le nouvel an, et, derrière elles, la nuit noircit les vitres. Celle qui est assise porte quelque chose de pâle - Esme ne sait plus quoi au juste -, l'autre, une robe rouge foncé qui ne lui va pas. Elle a perdu ses gants. C'est là que tout commence.
Ou peut-être pas, d'ailleurs. Le début se situe peut-être plus tôt, avant le bal, avant que les deux jeunes filles aient revêtu leurs nouveaux atours, avant qu'on ait allumé les bougies et parsemé du sable sur le parquet, bien avant l'année dont elles fêtent la fin. Qui sait ? Quoi qu'il en soit, les choses se terminent devant une fenêtre grillagée dont les carrés font deux ongles de pouce de côté, très exactement.
Quand Esme décide de regarder au loin, elle s'aperçoit que ses yeux, au bout d'un moment, ont du mal à accommoder. Les carrés de la grille deviennent flous et disparaîtront bientôt si elle continue à se concentrer.
Esme a toujours besoin d'un certain temps pour que son corps se manifeste, pour que ses yeux s'adaptent à la réalité d'un monde dans lequel il n'y a plus qu'elle, les arbres, la route et le paysage au loin. Sans rien qui les sépare.
En bas, la peinture des barreaux s'écaille et on voit les différentes couches superposées, comme l'écorce d'un arbre. Plus grande que la plupart de ses compagnes, Esme arrive à toucher les endroits où la peinture est neuve et aussi épaisse que du goudron.
Derrière elle, une femme prépare le thé de son défunt mari. Est-il vraiment mort ? Ou a-t-il simplement filé ? Esme ne s'en souvient pas. Une autre cherche de l'eau pour arroser des fleurs qui ont péri depuis longtemps dans une ville côtière, non loin de là. Ce sont toujours les tâches insignifiantes qui perdurent : lessive, cuisine, rangement, ménage. Jamais rien de noble ni d'important, mais les minuscules rituels qui permettent à une vie humaine de ne pas s'effilocher. Obsédée par les cigarettes, une jeune fille a déjà essuyé deux avertissements, et tout le monde se dit qu'elle va avoir droit à un troisième. Pour sa part, Esme se demande où tout a commencé - ici ou là, au bal ou en Inde, bien avant ?
Ces derniers temps, elle ne parle à personne pour mieux se concentrer. Toute conversation risque de l'embrouiller dans ses souvenirs. Les images d'un zootrope défilent dans sa tête et elle n'a pas envie d'être distraite au moment où le mouvement cessera.
Vrrr, vrrr. Stop.
Bon, en Inde, donc. Le jardin. Âgée d'environ quatre ans, la voici sur le pas de la porte de derrière.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Détails sur le produit

  • ASIN ‏ : ‎ B005R9ECSU
  • Éditeur ‏ : ‎ Belfond (5 mai 2011)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Taille du fichier ‏ : ‎ 1005 KB
  • Synthèse vocale ‏ : ‎ Activée
  • Lecteur d’écran  ‏ : ‎ Pris en charge
  • Confort de lecture ‏ : ‎ Activé
  • Word Wise ‏ : ‎ Non activé
  • Nombre de pages de l'édition imprimée  ‏ : ‎ 231 pages
  • Commentaires client :
    4,1 sur 5 étoiles 128 évaluations

À propos de l'auteur

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Commenté en France 🇫🇷 le 14 novembre 2021
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4,0 sur 5 étoiles La folie des autres, la folie des nôtres..la folie, ce concept sans définition..
Par Bornet Evelyne le 14 novembre 2021
La seule différence entre un fou rire et un rire fou, c'est la camisole."

Pierre Doris

Quand l'intelligence, la différence où la foudroyante lucidité deviennent des fractions de folie, entérinées par les poisons mondains que sont les conventions.

La folie des autres, la folie des nôtres, la peur tétanisante  de la déconvenance où chaque pensée spontanée ou obscure opprime une vie défiante , immobile et sans somptuosité ni impertinence .

Des préjugés en guise de grelots de liberté , une erreur tournée en épi de folie, un élan contre les codes établis. La folie, ce concept indéterminé de sens et exempt de définition. Humaine, subjective , involontaire , créatrice ou visionnaire, tout reste encore à élucider.

Je vous raconte aujourd'hui l'histoire d'une vie emmurée, volée , une incursion dans une folie présumée/

Maggie O' Farrell est une écrivaine et journaliste irlandaise . Ses oeuvres mettent l'accent sur la psychologie des personnages . Elle avoue avoir été très influencée par Charlotte Bronte, Albert Camus et Virginia Woolf. C'est donc, pour moi, le premier roman de cette auteure que je découvre.

Un roman glaçant, édifiant, remarquable, un vrai talent britannique.

L'HISTOIRE

A la suite d'un drame familial, la famille Lennox , installée en Inde , s'exile en Ecosse. Esme et Kitty sont deux jeunes soeurs que tout oppose . Kitty est dans le moule de la culture victorienne, respectueuse de ses exigences et de ses diktats. Un modèle qui finira par la détruire..

Esme , elle, se distingue en tout et pour tout. Farouchement éprise de liberté et de vie, déjà féministe sans le savoir, elle va provoquer cette société, cette éducation qu'elles dénoncent un peu de façon innocente , il faut bien le reconnaître. Et puis un jour, elle commet l'impensable, l'irréparable. Pour éviter l'opprobre , sa famille va alors prendre une décision irrévocable et terrible.

C'est ainsi , qu'à l'âge de seize ans, Esme disparaît du paysage. Elle sera enfermée à Cauldstone , un asile psychiatrique d'où elle ne ressortira que soixante ans plus tard lors de sa fermeture.

C'est Iris , sa petite nièce qui viendra chercher cette grande tante qui jusque là fût une parfaite étrangère. A cet instant, tout est déclenché et plus rien ne cessera jamais .. 

L'arbre de la vie et des souvenirs déroulent ses vieilles branches et ploient sous le poids des vérités oubliées et bafouées.  Les lourdes  portes de l'oubli sont grandes ouvertes et la mémoire dessine le chemin des réminiscences qui s'interprètent au présent..

Un roman stupéfiant, triste à mourir empreint de contrastes avec des pointes de légèreté et d'élégance.

La condition féminine de ce début de dix-neuvième siècle , ses corollaires, sont retranscrites avec beaucoup de justesse et de subtilité. La plume est sans fioritures, sans démonstrations flagrantes mais pourtant une certaine émotion s'en dégage. Le personnage d'Esme est bluffant , une psychologie à multiples facettes qui nous donnent tantôt l'impression d'en être proche , tantôt l'impression qu'elle nous fuit , insaisissable. Il faut savoir que ce roman est à plusieurs voies, des monologues intérieurs qui peuvent dérouter car ils ne sont pas dans un ordre chronologique précis. On virevolte d'une époque à l'autre et d'une personne à l'autre sans transition et sans répit. 

C'est un peu déstabilisant au début puis on s'y habitue .

Une fin dont je ne vous dirais rien, mais d'une grande subtilité, surprenante..

La folie et la sagesse se côtoient intimement , pour finalement , fusionner en destinées identiques.

Des secrets de famille, des révélations ,une atmosphère pesante mais addictive.

Tout le charme de la littérature britannique ..

PASSAGE

Les deux infirmières ont passé chacune un bras sous les siens et la traînent à l'étage inférieur , le long d'un couloir. Ses talons râclent le sol. Elles la maintiennent avec une telle force qu'elle ne peut pas bouger. L'hôpital lui fait d'un film projeté à l'envers . Esme voit un plafond haut , une série de lampes , des rangées de lits , des formes humaines tassées sous les couvertures. Elle entend tousser, gémir , quelqu'un parle tout seul , quelque part. Lorsqu'elle tourne la tête vers la fenêtre , Esme voit des barreaux qui montent et qui descendent. 

Oh mon Dieu , lâche t-elle ..
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Commenté en France 🇫🇷 le 9 mai 2016
3 personnes ont trouvé cela utile
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TESTEURS VINE (CLUB DES TESTEURS)
Commenté en France 🇫🇷 le 4 juin 2019
Une personne a trouvé cela utile
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